Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

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Re: Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

Messagepar GMCCCKW352 » 16 Oct 2019 21:16

[ J’abrège un peu la traduction de cette partie qui ne présente pas beaucoup d’intérêt par rapport à la suite. ]
L’auteur explique que dans ce creuset il y a un repère dont je n’arrive pas à comprendre la nature qui indique le niveau en dessous duquel le plomb ne doit pas descendre si on veut pouvoir rajouter du plomb sans trop diminuer la température du métal fondu autrement dit si on veut couler sans interrompre la fonte.
[Passage de la page 78 à la page 79 ]
Ce creuset peut contenir environ 40 livres de métal, et grâce à sa conception son contenu peut-être conservé couvert de charbons pour empêcher son oxydation ainsi que la combustion de l’étain. [S’il n’a pas d’erreur d’impression et qu’il s’agit bien de 40 livres ça représente un peu moins de 20 kilos ce qui permet de couler pas mal de projectiles. Je suppose que le chardon on parle l’auteur et du charbons de bois réduit en poussière. ]
[Traduction de la légende des deux photos de la page 79 : Le dernier modèle des creusets pour la fonte des projectiles. Le nouveau modèle Potter double standard, le fils électriques est à l’arrière du creuser. Une prise électrique standard est utilisée. ]

En essayant cet appareil nous avons trouvé qu’il était très simple de faire environ 375 à 400 projectiles par heure, en utilisant un moule à simple cavité. L’auteur regrette qu’il y ait un manque de place autour de la buse, ce qui empêche de remplir certains moule avec cette dernière. Toutefois le principal avantage de cet appareil est dans la fonte de projectiles massifs ; mais pour les clubs et administration qui désirent préparer des projectiles pour cible, il est idéal. Je passe sur comment remplir moule avec sa buse, ça doit être comme pour n’importe quel creuset abuse.

[la suite plus tard!]
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Re: Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

Messagepar GMCCCKW352 » 23 Oct 2019 21:22

Soins des moules:

Quand on a fini de couler, les moules doivent être entretenu aussi soigneusement que n’importe quel autre outils de rechargement. Ils doivent être refroidit lentement. Certains opérateurs laissent le dernier projectile coulé refroidir dans la cavité du moule sans ouvrir le coupe-jet. Ils insistent sur le fait que le métal de ce projectile chasse tout l’air présent dans le moule et que ça évite tout futures dégâts, est probablement cela doit être très efficace si le moule n’est pas utilisé que pendant quelques jours. Si l’ on est pas sûr de re couler très bientôt avec ce moule d’autres sont doivent être prodigués à semoule.
N’importe quelle forme de lubrifiants pour projectile peut être utilisé pour lubrifier correctement les blocs du moule tant qu’ils sont encore chauds. Une goutte d’huile doit être appliqué aux axes d’articulation et autres parties mobiles. Tant que le moule est encore chaud, huile comme graisse doivent être appliquées avec modération à l’intérieur comme à l’extérieur du moule. Un chiffon gras, si possible en laine, doit être entouré de façon lâche autour de ces blocs pour les préserver de la poussière et les saletés, ainsi ils peuvent être stockés avec un raisonnable espoir de les retrouver en parfait état quand on voudra de nouveaux couler avec eux.
Lubrifier les moules a son revers-les dégraisser lors de leur prochaine utilisation. Il y a deux moyens de le faire. Si les blocs sont plongés dans de l’eau bouillante furieusement est laissé dedans quelques minutes, cela éliminera le plus gros du lubrifiant des surfaces du moule, ce qui éliminera la plupart des défauts de coulée des premiers projectiles. Plusieurs opérateurs utilisent plutôt une application d’essence à la brosse ou chiffon. Chacune de ces méthodes est satisfaisante. Il est utile de mettre une goutte d’huile de temps en temps sur les axes des articulations et de coupe-jet ainsi que sur les pas de vis pour qu’ils fonctionnent sans effort, à chaud comme à froid. Lubrifier ou sec, tour moule à projectiles est beaucoup plus délicat que ce que son fabricant prétend. Le [Passage de la page 79 à la page 80 ]débutant peut abîmer de temps en temps un moule. L’opérateur expérimenté connaît la nécessité d’un soin poussé.
Le stockage de ces moule est toujours un sujet d’un intérêt considérable pour le recharger. Il doit y avoir une place pour chaque moule et chaque moule doit être rapidement remis à sa place après utilisation. Les meubles de rangement, étagères, et autres équipements de stockage similaires sont souhaitables, une des meilleurs méthodes de stockage est d’enrouler le moule dans du papier ciré épais et de le remettre dans sa boîte d’origine. Si cette boîte n’est pas disponible, ou si l’on désire stocker tous les moules dans des boîtes identiques en formes et en dimension, le vendeur de cigares le plus proche vous fournira toutes les boîtes à cigares vides que vous souhaiteriez. Elles peuvent être empiler et leur contenu indiqué à chacune de leurs extrémités. Le recharger énergique les trouvera convenable pour remplir un tas d’utilisations pratiques.
H. E. Lacy est un recharger actif aussi bien qu’un homme d’affaires et il a considéré les problèmes des adeptes du rechargement. Son produit conçu d’abord pour sa satisfaction personnelle consiste en boîte spéciale pour projectiles coulés avant comme après lubrification. Ces boîtes sont faites en aluminium, mais monsieur Lacy fait des essais avec des chutes de tôle pour les grandes tailles et a décidé de les adopter. A la suggestion de l’auteur, il a cessé l’aluminium pour les petites tailles, ainsi le jeu entier est maintenant disponible en acier.
Ces boîtes en acier sont absolument lisses à l’intérieur comme à l’extérieur, ce qui permet de les stocker facilement sur un rayonnage et d’avoir une parfaite protection contre la poussière et les saletés. Ces boîtes cylindriques ont un diamètre intérieur de 6; 9 et 11,5 pouces et ont une hauteur de un pouce ¼ [Soit, 15 ; 22,5 et un peu plus de 28 centimètres pour environ trois centimètres de hauteur ]. Ce qui permet à des projectiles d‘être stockés soigneusement sur leur base, il est un couvercle bien ajusté mais ne serrant pas trop fermement sur le haut de la boîte ferme entièrement celle -ci pour garder la saleté dehors. Les boîtes en acier sont supérieures à celles en aluminium parce qu‘on peut parfaitement des délaissés et qu‘elles ne sont pas faciles à rayer. Les boîtes en aluminium verront saletés et débris s’accumuler dans les rayures et ne se nettoient pas aussi bien.
[Je passe la partie sur les poids de ces différentes boîtes qui ne présentent aucun intérêt puisqu’on ne peut plus les trouver. Pense que ça intéresse c’est de l’ordre du Demi kilo. L’auteur ne recommence pas de prendre des diamètres trop grand. Que ces boîtes 100 îles facilement. Que leur tarif est ou plutôt était raisonnable. Et qu’elles survivront probablement recharger. ]
Incidement il est bon de mentionner qu’il est possible d’écrire sur toute surface dégraissée d’un objet métallique avec un stylo à l’encre de Chine, disponible dans n’importe quel papeterie. Ces stylos un coût modique et sont disponibles en différentes couleurs. Les deux modèles les plus pratiques sont les rouge et noir. Ils peuvent être utilisées pour écrire sur les bouteilles en verre, les conteneurs à poudres, le cellophane, et d’autres articles qui ne prennent pas l’encre ordinaire. Il n’y aura non plus d’excuses pour les rechargeurs qui ont du matériel non identifié s’il y a un ou deux de ses stylos à disposition. Pour effacer ses marquages, il est simplement nécessaire de les frotter avec un linge propre.
[]C’est fini pour ce chapitre fort intéressant sur le coulage des projectiles. J’ai abrégé un que la traduction de la fin car il contenait peu d’informations pertinentes par rapport à celle qui nous attendent au prochain chapitre. ]
[Prochainement : chapitre neuf, recalibrage lubrification des projectiles. Il sera entre autres questions des disques lubrifiants, ou gâteau de graisse, et de leur utilité, y compris pour les projectiles tirés avec de la PSF, ainsi que de différentes recettes de lubrifiants. Un chapitre qui s’annonce particulièrement intéressant. ]
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Re: Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

Messagepar GMCCCKW352 » 25 Oct 2019 21:49

[page 81]

Chapitre IX : recalibrage et lubrification des projectiles.

Des projectiles, juste sortis du moule, sont plus ou moins sujets à avoir des défauts mineurs. Si les blocs du moule ne sont pas correctement fermés, il y aura un peu de jeu à la jointure au moment du remplissage est le résultat sera un fin film sur le projectile. Également certains moule ont tendance à se déformer légèrement quand ils chauffent, ce qui donne des projectiles ovales. Les projectiles ovales sont beaucoup plus courants que ce que l’on croit ; vous pouvez facilement vérifier ce constat si vous souhaitez soigneusement une demi-douzaine de projectiles choisis au hasard dans le prochain lot que vous coulerez. La méthode ancestrale pour corriger ces défauts est de recalibrer les projectiles - en d’autres mots, les pousser à travers une matrices ou un trou dans un bloc de métal, trou d’un diamètre pré-déterminé et précis, ce qui les obliges à adopter la forme désirée pour les opérations finals de rechargement avant tir.
En même temps il est vital que tous projectile en plomb ou alliage de plomb soit recouvert d’une forme de lubrifiants pour être sûre que la plus part du projectile parcourra le canon et ira dans la direction dédié avec la plus faible perte possible en masse et en forme.

Ce qu’un projectile non-lubrifié provoque dans une arme. Un projectile non lubrifié est une source de surprises déplaisantes pour le tireur, et contrairement aux lectures proposées par ceux faisant autorités sur le sujet du rechargement, l’auteur suggère que tous les rechargeurs débutants devraient commencer par recharger jusqu’à dix cartouches avec un projectile parfaitement coulé, calibré, mais sans aucune forme de lubrification, les amener jusqu’à l’endroit le plus proche où il peut les tirer confortablement, tirer sur appuie avec son fusil ou son arme de poing pour avoir la meilleur précision possible en dehors de son chargement, et tirer ces cartouches sur une cible en papier, ajustant chaque tire avec le plus grand soin.
Puis il doit rentrer à la maison sans essayer de tirer davantage avec cette arme ce jours-là, ces dix coups sont suffisants. Notez l’état terrible de la cible. Remarquez la mauvaise précision, la tendance de certains projectiles à prendre la cible en travers; l’incapacité du tireur à atteindre quoi que ce soit, ou de faire un groupage acceptable.
Cette suggestion est pour les débutants. Le tireur expérimenté comprendra le résultat d’un tel tir sans avoir à le faire.
Quand vous avez ramenez cette arme à la maison, regardez dans le canon [note pour les débutants: après vous être assuré que l’arme est déchargée]. Remarquez les dépôts de métal, épais, appelés très à propos « plombage ». Passez un chiffon à travers le canon et remarquez les masses résistantes, irrégulières, qui refusent obstinément de quitter l’acier du canon.
Essayons de comprendre ce qui c’est passé. C’est très simple. Vous avez simplement étendu de la soudure à l’intérieur du canon. De la soudure? Certainement. La meilleurs des soudures dures est la 50/50 - parts égales de plomb et d’étain. La soudure de plombier est de 40-60 ou parfois 30-70. En d’autres mots, de trois parts de plombs pour deux d’étains à 7 parts de plombs pour 3 d’étains pour les soudures les plus molles.
Avant de pouvoir souder, vous devez nettoyer les pièces au miroir. Vous étamez ensuite ces pièces avec un flux, c’est à dire une résine quelconque ou de la pâte à souder, ou de l’acide, là dessus vous chauffez les pièces avec un cuivre à souder, les mettez en contact avec de la soudure qui va sur les parties fluxées, et une certaine quantité de l’étain contenu adhère au métal, formant une base sur laquelle le reste du mélange plomb-étain fondu que l’on appelle soudure peut se fixer lui-même [oui, l’auteur, dans un livre de rechargement, vous explique sommairement ce qu’est une soudure à l’étain…]. Dans le canon de cette arme, une suite de phénomènes très semblables a eu lieu. Le projectile de soudure est poussé à travers un tube rayé, à une vitesse très élevée, ce qui entraîne suffisement de frictions pour échauffer le projectile et l’âme du canon. Ainsi, même sans flux à soudure, la surface à moitié fondue du projectile est soudée à l’âme et se détache du projectile. Chaque projectile successif augmente l’emplombage, et chaque couche ajoutée réduit le passage laissé au projectile. Ainsi chaque projectile est forcé de passer à travers un trou rugueux en lieu et place d’un trou lisse, et émerge du canon très maltraité et ayant subit des arrachements de métal dont il laisse les dépôts à l’intérieur du canon. Certains dépôts de plombs sont arrachés du canon à chaque tir pour y être redéposé dedans un peu plus loin.
La lubrification diminue la friction au minimum, ce qui diminue la température du projectile et du canon, et forme un film protecteur sur les rayures et accélérant à une fraction de seconde le temps que le projectile passe dans le canon. Elle est toujours nécessaire depuis le début des rayures. Graisse, huile, suif, ou même la salive [si on a rien d’autre sous la main] peuvent être utilisés, mais un projectile nu en plomb ne peut jamais être tiré avec succès à travers un canon rayé.

[la suite plus tard][Comme vous le constatez, l'auteur semble un adepte de la "school of hard knocks"]
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Re: Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

Messagepar GMCCCKW352 » 26 Oct 2019 13:03

[Je vois au compteur de lecture que le sujet continue à avoir de fidèles lecteurs. Qu'ils soient aujourd'hui récompensés par un long passage traduit.]
Pourquoi je suggère que le débutant doit délibérément tenter ce qui fait froncer les sourciles de tous les rechargeurs expérimentés? Par ce que c’est sans danger, et le recharger qui a une fois fait une expérience [passage de la page 81 à la page 82] aussi pénible n’a aucune envie de la revivre [l’école des hard knocks] . Il apprendra exactement ce qu’une simple slave de 10 coups non lubrifiés peut faire à un canon. Il aura la possibilité de voir ce qu’un canon emplombé fait à la précision d’un projectil [et même à la précision tout court]. Et il aura l’occasion de se confronter au problème du désemplombage d’un canon. Il aura la possibilité de tester la qualité désemplombante des divers solvants pour armes du commerce qui ne sont que rarement à la hauteur de ce que leurs fabricants prétendent, malgré la longue liste de ceux qui les recommandent. Il comprendra qu’il n’y a qu’une seule vrai solution pour enlever le plomb d’ un canon - avec une brosse métallique et de l’huile de coude [les produits du commerce ont tout de même fait des progrès depuis…] [notez que l‘expression « huile de coude »  en anglais se traduirait plutôt par graisse de coude….]. Et ayant apprit par l’expérience, il dendra peut-être des plus avisés, qui sait?
Il est bon de créer artificiellement un cas d’emplombage pour que l’expérimenteur puisse avoir une opportunité d’étudier ses causes et découvrire les bonnes méthodes d’y remédier. Au fur et à mesure qu’il développe de nouveaux chargements, il trouvera qu’avec certains alliages à projectiles, particulièrement s’ils sont trop mou, entraîne des problèmes d’emplombage qui doivent être résolus. Il apprendra très bien dès ses débuts dans la partie comment faire face à un gros emplombage. Bien sur, il peut s’il le veut essayer l’ancestrale et efficace technique de boucher le canon à une extrémité et y verser environ une once de mercure que l’on répartit dans le canon de la culasse à la bouche[d’après mon dictionnaire, one ounce 28,35 grammes en général, mais 31,103 grammes en pharmacie et pour les métaux précieux…. Faîtes votre choix!], il trouvera que désemplomber ainsi est relativement simple. Il apprendra que les huiles et graisses que l’on trouve dans les solvants en poudre [ou à poudre, j’ai un doute…] utilisés pour désemplomber laissent sur ces emplombage un film protecteur, ce qui fait que la couche de plomb n’est pas aussi facilement enlevé, même avec la technique du mercure, que ce que proclament les réclames de ces produits. Puis il apprendra à laver son canon à l’eau très chaude pour le dégraisser avant d’utiliser le mercure pour que ce dernier puisse agir, et il apprendra que le plomb s’amalgame avec le liquide lourd [le mercure].
Ayant apprit de première main le fait très important que les projectiles DOIVENT être lubrifié quand il sont en plomb ou alliage de plomb, il est mieux armé pour résoudre le problème.

Premières armes
L‘auteur se rappelle assez bien de plusieurs de ses premières expériences de rechargement dans sa jeunesse. Ce premier outil de rechargement, un Ideal avec un moule à projectile et une chambre de chargement non ajustable pour le .38 Long Colt, a permit un travail expérimental très plaisant. Il a ensuite abandonné les étuis de .38 Long Colt au profit des Special après avoir apprit qu’en le faisant avec soin des étuis plus long peuvent être correctement sertis. Le lubrifiant Ideal était plutôt onéreux pour un adolescent à cette époque, aussi nous nous étions procuré de la vaseline provenant de l’armoire à pharmacie familiale. Ce fut un tour mémorable. La vaseline permit la lubrification du projectile au doigt en moins de temps qu’avec des graisses plus dures. Mais vient l’essais amer de ce jeu - le tir. Une semaine après qu’un lot ait été chargé, nous les acons essayé en compagnie de E.C. Dyer, un expérimentateur voisin de ces jours de collège [pre-hic school). Ce même co-conspirateur est toujours vivant et actif dans le monde du tir, conduisant la plupart du travail expérimental contenu dans ce livre. En tant que technicien, M Dierx a été continuellement associé avec l’auteur pendant plus de vingt ans, et depuis notre jeunesse, il n’a jamais considéré une expérimentation ratée terminée tant que la raison de cette échec n’a pas été élucidée.
Ce jours-là nous allions tous les deux à notre poste de tir habituel. Le premier tir fut une surprise. Le projectile ne voulut pas quitter le canon. Un stylo fut utilisé pour extraire le projectile. Il sortit aisément. Le coups suivant eut une déflagration faible et le projectile tombant sur le sol devant la cible [une USRA 20 yard target, autrement dit une cible pour tir à 25 mètre. On a donc vraisemblablement affaire à une arme de poing]. Un troisième tir fut meilleur, mais manquait clairement de puissance. Ce chargement étaot de 3.5 grains de Laflin & Rand Bullseye. Dyer, qui depuis des années avait acquis le surnom de « Obie », insista pratiquer immédiatement une autopsie. En premier une cartouche fut disséquée. Puis les trois étuis tirés furent examinés. Puis enfin le canon de ce Smith&Wesson Military and Police a été soumit à un examen soigneux.
La vérité jaillit. La vaseline avait fondu et s’était mêlée à la poudre, recouvrant les grains de poudre d’un film protecteur les préservant de la flamme de l’amorce. De l’étui qui a échoué à faire sortir son projectile du canon, nous avons retiré une charge de poudre graisseuse non brûlée correspondant pratiquement à la charge de poudre que nous avions mise dedans. Le reste de cette journée a été passé à tirer le restant des 200 cartouches que nous avions ainsi chargées. Deux armes furent utilisées, et nous avions eu une demi-douzaine de ratés d’inflammation, tandis que pas moins de 10 projectiles restèrent dans le canon. Nous les avons tirés uniquement pour récupérer les étuis.
Obie n’était pas satisfait. Il suggérait qu’il serait bien de voir si la vaseline commençait immédiatement à couler ou pas, et comme ces cartouches avaient été chargées une semaine auparavant, nous avons essayé encore. Vingt cinq étuis furent chargés avec des projectiles lubrifiés à la vaseline, puis mit dans la poche de l’auteur, et dans ce jours chauds nous sommes allés au champs de tir. Les étuis avaient été rechargés ½ heure seulement avant que nous partions. Une heure après le rechargement, ils étaient dans l’arme et furent tirés. Les résultats fuirent semblables aux précédents. La vaseline en tant que lubrifiant à projectile fut éliminée.
Nous avons essayés diverses formes de graisses pour graisseurs avec des résultats similaires. [passage de la page 82 à la page 83] Quelque soit la forme de cette graisse, elle coulait dans le chargement et tuait la poudre. Parfois elle coulait jusque dans l’amorce, la ruinant elle aussi, poquant des ratés de percussion. Toutefois, nous avons récemment essayés, avec un succès raisonnable, quelques graisses à graisseurs pour milieux humides appelées Kasson. Dans le manuel d’une voiture récente il était dit de n’utiliser cette graisse seulement pour le graisseur de la pompe à eau. Nous avions vu qu’elle ne se vendait que par pots d’une livre (500g), ce qui est suffisant pour la consommation normale d’une voiture pour une dizaine d’années. Aussi nous avons essayé ce lubrifiant sur les projectiles. Il ne coule pas, et va aussi bien que plusieurs des graisses pour projectiles du commerce vendues 10 fois plus chères. Pour celui qui voudrait l’essayer, je suggère qu’il rende visite à un garagiste et lui en demande une petite quantité - une cuillère à soupe. Généralement il l’obtiendra sans problème. [les pompes à eau étant maintenant graissées à vie, il faudra plutôt s’orienté sur des garages faisant des véhicules anciens ou tout terrain ou agricoles, ou les propriétaires desdits véhicules].

Les lubrifiants pionniers.
Les rechargeurs d’antan, sans les productions de la civilisation moderne, utilisaient les graisses animales, mais il doit être gardé à l’esprit que toute les graisses animales pourrissent, comme la viande. Si une forme de graisse animale est utilisée, elle ne doit pas être appliquée sur les projectiles destinées à être stockés, seuls ou montés sur cartouches.
La cire du japon pure est excellente, mais elle doit être combiné avec d’autres ingrédients pour obtenir les meilleurs résultats. La cire du Japon est un composé végétale fait à partire du Copernicia prunifera (palmier de Carnauba), un arbre sud-américain. Le Japon importa mes huiles et cires extraits de cette arbre et les transforme en une cire dure qu’elle utilise pour les bougies et exporte sous forme de cire pure brut ou raffinée chimiquement. Bien qu’excellente à l’état pure, elle est un peu trop dure pour être appliquée autrement qu’avec une presse comme les Idea, Bond ou Star. Durant la période où le gouvernement chargeait des projectiles en plomb pour le tir en stand avec le Springfield - peu après la guerre mondiale [la première], la cire du Japon pure était utilisée. Plusieurs usines k’ont aussi utilisée dans leurs cartouches à projectiles en alliages de plombs pour armes de poing et cartouches de faible puissance pour fusils.
Winchester utilisait cette cire depuis des années, et elle allait bien au point que Winchester n’utilisait pas de disque de cuivre sous plusieurs de ses projectiles en plomb, contrairement à d’autres fabriquants. La cire du Japon est totalement satisfaisante. Il y a quelques années l’auteur avait 2000 projectiles en .38 spéciales et une quantité similaire en .44 S & W, fabriquées par Winchester, pour un travail expérimental. Il avait demandé à Winchester d’y mettre des disques de cuivre, et le fabriquant utilisa de la cire du japon pure comme lubrifiant. Elles ont bien marchées pendant quelques temps, mais la corrosion apparut et la cire blanche tourna au vert. Après que quelques 500 projectiles aient été utilisées, il a été nécessaire de tremper les projectiles dans de l’essence pour ramollir cette combinaison de cire et vert de gris, d’enlever avec un chiffon ce lubrifiant des gorges de graissage, projectile par projectile, à la main, et de les relubrifier en les traitant avec une presse à recalibrer et lubrifier.
Il y a des formules de lubrifiants pour projectiles établies depuis longtemps qui résistent au passage du temps. Parmi elles il y a le fameux mélange Niedner, facilement faisable à la maison avec des ingrédients qui peuvent être trouvés chez votre droguiste. Pour une demi livre [225 grammes] de cire du Japon fondue, ajoutez quatre grosses cuillères à thé de poudre de graphite Acheson N° 1340 [du graphite colloïdale]. La mixture fondue ne doit pas être trop chaude, et le graphite ajouté par faibles quantités et le mélange remué constamment. Quand la totalité du graphite a été ajoutée, ôter la mixture du feu et continuez à mélanger. C’est très important. Si vous laissez au repos la mixture fondu, le graphite va se séparer de la cire. Remuez jusque la mixture soit assez solidifiée pour qu’il soit impossible de la remuer., vous pouvez alors videz le récipient sur une surface propre comme un morceau de vitre posée sur une table, et la masse est alors pétrie à la main. La préparation est prête à être utilisée, mais là où elle a le plus de valeur, c’est pour la lubrification à la presse, car tout réchauffage du mélange entraînera la séparation du graphite.
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Re: Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

Messagepar GMCCCKW352 » 26 Oct 2019 18:54

[arf, c'est tellement intéressant que je n'arrive pas à m'arrêter de traduire. Une autre partie du travail effectué cet après midi...]

[Traduction de la légende de la phot page 83: le vieux et familier graisseur/re calibreur Ideal]

La célèbre mixture Herrick, introduite il y a plus de 20 ans, contient à parts égales cire d’abeilles et cire du Japon avec une petite quantité d’huile à cylindre [huile pour graisser les cylindres des machines à vapeurs. Je ne suis pas sûre que les huiles moteurs en soient un substitut adéquat, il faudrait faire des recherches…] ou de l’huile de ricin (ça, par contre, on en trouve toujours…), ce dernier ingrédient étant destiné à ramollir la masse. La quantité exact d’huile à [passage de la page 83 à la page 84]ajouter doit être trouvé empiriquement, mais il faut en mettre le moins possible. L’huile peut suer si les projectiles lubrifiés ou les cartouches faites avec ces projectiles sont gardés plusieurs mois.
Mattern, dans les articles sur le rechargement publiés dans « Arms and the Man » et « The american rifleman » en 1922 et 1923 recommandait un mélange de lubrifiant mobi [je pense qu’il parle de graisse au bisulfure de molybdène, ou mobi] ou de graisse à graisseurs, avec 10% en poids de graphite [colloïdale], et une petite quantité de cire d’abeille, du japon ou de paraffine pour donner plus de consistance. Après nos premiers essaies avec la vaseline et ces graisses minérales, nous les avons abandonnées et n’avons jamais essayés ce mélange, bien qu‘il aille probablement bien s‘il est utilisé avec soin.
Plusieurs utilisateurs de fusils anciens insistent pour utiliser des disques de graisse sous le projectile pour agir comme un lubrifiant, particulièrement quand il est utilisé de la poudre noire, Lessonie [?] ou semi sans fumée. L’auteur a essayé ce procédé il y a une quinzaine d’années et a expérimenté beaucoup pour déterminer une bonne méthode pour fabriquer ces disques, sans succès jusqu’à ce que Mattern arrive avec la solution dans ses premiers articles sur le rechargement. De petites améliorations ont été faites au procédé de Mattern pour simplifier les opérations et permettre la conservation du produit. Tout d’abord, la cire lubrifiante est fondue, et le fond d’ une bouteille à fond plat remplie d’eau froide est plongé dans la cire fondu. Une pellicule de cire se forme immédiatement sur le verre. On la sort et la replonge ainsi plusieurs fois pour obtenir l’épaisseur de cire désirée.
Pour accélérer le travail une demi douzaine de bouteilles sont utilisées à la fois. Puis les bouteilles sont vidées et posées à l’envers pour ne pas reposer sur leur couche de cire. Quand toutes les six bouteilles sont ainsi recouvertes de cires, l’opérateur fend la cire selon une génératrice, puis enlève le moulage de cire de la bouteille. Ne pas laisser l’eau froide dedans fait que la cire reste généralement assez souple pour faciliter le travail à l’opérateur. Si la cire est trop dure, on peut mettre de l’eau plus ou moins tiède dans la bouteille pour la ramollire.
La forme démoulée doit être découpes en morceaux plats que l’on « blinde » en les plaçant entre des bandes de papier cirés. Caresser gentiment à la main ces bandes de papier les assouplira. Les chutes de cire sont remis dans le pot. Les morceaux de cire plats doivent être stockés au frais entre les couches de papier ciré jusqu’à ce que l’on ai à les utiliser, alors le recharger n’a qu’à trouver celles qui conviennent et à préparer.

Charger les disques de cire: Charger les disques de cire demande un petit ramollissement de ces disques en les plaçant un petit moment au soleil. L’étui, rempli de poudre, est alors placé lèvres en haut, et le morceau de cire [avec ou sans les morceaux de papier cirés?] est posé dessus. Une gentil pression avec le pouce découpe dans le morceau de cire un disque avec lequel l’étuis est à présent chargé, ce disque formant à présent un léger couvercle au niveau des lèvres de l’étui. Le projectile est alors présenté avec les doigts puis enfoncé en place avec le siéger de balles, puis on serti ou non, selon le choix du recharger. Le surplus de cires à l’extérieur de la cartouche est roulé en boule puis mit en réserve ou placé dans le compartiment à lubrifiant d’un lubrificateur de balles. Il n’y a aucune perte.
Plusieurs tireurs actuels utilisent des disques de cire avec les projectiles à chemise métallique à grande vitesse. J’ai essayé avec des cartouches de .220 Swift et de .257 Roberts et ai trouvé que ça n’améliorait pas seulement la précision, mais aussi que ça diminuait énormément l’érosion du canon [pour les débutants: en PSF, l’usure des canons est plus due aux gaz chauds et à leurs fuites qu’au projectile lui-même, du moins selon beaucoup d’auteurs. C’est pourquoi on parle d’érosion] quand des projectiles légers sont tirés à des vitesses d’environ 4000 pieds/secondes [environ 1200 m/s]. Cela seul autorise leur utilisation [je n’ai pas compris s’il voulait dire par là que le disque lubrifiant est le seul dispositif qui permet de tirer de tels projectiles à de tels vitesses sans usure notable du canon, ou s’il voulait dire que le seul fait que le disque de cire diminue fortement l’usure suffit pour justifier qu’on l’utilise]. Harvey Donaldson, de Fultonville, N.Y., désirant utilisé un disque de cire avec une forte concentration en graphite, découvrit qu’an pistolet de graissage haute pression Amelite peut être modifié avec un embout spéciale pour couler des rubans de graisse d ’environ ¾ de pouces [18 mm environ] de large [je pense que vous devinez l’usage qui est fait des rubans ainsi fabriqués…]. J. Bushnell Smith de Middlebury, Vt, de Smith’s Custom Loads, reporte que les disques de cire graphités sont très populaires avec le chargement Swift qu’il fait pour plusieurs de ses clients. Il a découvert qu’ils valaient le travail supplémentaire qu’ils demandaient. Toutefois, au lieu d’un pistolet à main [pistolet de graissage, je suppose], il utilise un dispositif spéciale qu’il a construit pour lui-même pour utiliser sur sa presse lourde. Le recharger lambda trouvera cependant que le pistolet Amelite modifié fait parfaitement le travail.
Un après-midi quand l’auteur était en train d’assemblé quelque cartouches avec des disques de cire, le Major N.H. Roberts, concepteur des cartouches .25 et .257 Roberts, lui rendit visite. « Les disques de cire », dit-il, « ne sont pas chose nouvelle. Je les utilise de façon intensive. Le Dr Mann les utilisait déjà en 1908, ainsi que Adolph Niedner. Quand le Dr Mann est mort, sa femme a détruit le manuscrit du second volume non publié de son « The Bullet’s flight from. Powder to Target », et je sais qu’ »il contenait le résultat de ses nombreuses années de recherches sur la lubrification par les disques de cire. La plus vieille référence que j’ai pu trouvé pour l’utilisation de disque de cire est sur un traité des armes à silex publié en 1780... ».
Les disques de cire ne fonctionnent pas bien s’ils ne sont pas positionnés au collet de la cartouche [j’ai bien dit le collet, pas l’épaulement]. Ils ne doivent être utilisés qu’avec des projectiles qui, une fois mit en place à leur profondeur opérationnelle, n’ont pas le cul au milieu de la chambre à poudre. Ces disques sont aussi très utiles avec les cartouches à poudre noire, particulièrement les étuis à parois droites. Winchester et UMC ont chargés [passage de la page 84 à la page 85] les .40/70 et .40/90 Sharps avec de la cire - et des disques de cire. Et Edward A. Leopold, de Noristown, Pa, nota que les tireurs et concepteurs de nombreux projectiles du catalogue Ideal aussi bien que les créateurs de lubrifiants pour le graisseur de balles Ideal, fabriquaient et vendaient aux tireurs des disques de cires nommés « Leopold’s Oleo Wads ». La composition d’origine de Leopold pour ses disques de graisse est de 5 parts (en masse) de cire du japon, 5 parts de cire d’abeille, 2 parts d’ozocérite (aussi appelée ozokérite), 3 ou 4 cuillères à thé de graphite colloïdale Acheson. [Ozocérite:m hydrocarbure naturel solide, variant du jaune clair au brun noir, qui provient de la polymérisation de certains bitumes, qui sert à la fabrication de la cérésine et qui entre dans la confection des cirages et des isolants. Synonyme: paraffine naturelle. A la mine d’ozocérite de Borislaw (Galicie), il s’est dégagé du gaz hilarant qui enivrait quelquefois les ouvriers (Haton de la Goupillère, Exploitation mines, 1905, p 691). L’ozocerite est principalement exploitée en Pologne (Chartrou, Pétroles naturelles et artificiels, 1931, p. 176). Pour rendre isolants et indéformables les bois utilisés dans l’industrie électrique, on eu t recours à la paraffine, l’huile de lin, les huiles minérales, les substances isolantes tirées des schistes bitumeux, telle que l’ozocérite, etc… (Campredon, Bois, 1948, p 90) Vous voulez en savoir plus sur le sujet?]. N.H. Roberts utilise cette mixture aujourd’hui pour tous ses disques lubrifiants et les trouve supérieurs à ceux contenant de la résine. La résine est un mauvais ingrédient pour l’intérieur d’un canon, et si elle est utilisée, elle doit l’être avec parcimonie. Ce n’est pas un lubrifiant, ce serait plutôt l’opposé.

Mixtures pour disques de cire. Quelle est la meilleur mixture pour disque? Il y a la composition de Donaldson: 2 parts (en masse) de résines, 4 parts de cire d’abeille, 3 parts de cire du Japon, 2 parts de suifs, et 2 parts de graphite en poudre N°38 d’Acheson. Cette mixture peut être amollit, si nécessaire, en réduisant la proportion de cire du Japon ou en mettant plus de suifs. Smith utilise simplement de la cire d’abeille et du graphite et obtient des résultats exceptionnels. J’ai utilisé les deux et n’ai pas vu de grandes différences entre leurs performances. Aucune ne donne des problèmes par températures extrêmement froides ou chaudes. Major Roberts fait ses disques de cire avec 6 parts (en masse) d’ozocérite, une part de graphite et deux de cire d’abeilles. Ils marchent exceptionnellement bien mais sont un peu raide, et l’auteur préfère rajouter deux ou trois parts de suie et une part supplémentaire de graphite. Les compositions de Smith et Donaldson sont des disques graphités. La composition de Robert est du disque de cire.
Les pionniers qui ont fait le plus de travail de développement expérimental sur la cartouche .220 Swift - J.B. Sweany de Winters, Caniforine, et G.T. Wotkyns, de Californie aussi- ont faits de longues expérimentations sur le sujet des disques de graisse. Ces deux praticiens ont obtenus avec des projectiles une vitesse bien plus grande que celle des chargements standards en .220 Swift, et un des premiers problèmes qu’ils ont du surmonter en développant plus de 30 types et formes différents de cartouches .22 était celui de l’érosion. Ils ont trouvé que des disques de cire sont d’une grande aide pour diminuer ce problème toujours présent sur les cartouches à super très haute vitesse. Sweany, avec qui l’auteur est en contact depuis ses débuts dans ce projet, écrit que « Tous les chargements Swift requièrent des disques lubrifiants si on veut les meilleurs résultats, aussi bien dans la réduction de l’érosion des canons que l’obtention de la précision maximum. »
La compositon de Wotkuns et Sweany que j’ai expérimenté en longueur est la suivante: une livre [450 grammes] de cire d’abeilles, 4 onces [120 grammes environ] de graphite microfin [autant prendre du colloïdale], et 4 onces d’huile de ricin. C’est un mélange facile à faire, et étant à base d’huile végétale, le résultat s’avère très résistant à la chaleur. Ceux qui ont essayé cette formule sur mes conseils ont constaté que l’huile de ricin se mélange plus facilement à la cire d’abeille que l’huile minérale. Une quantité de cette composition que j’ai gardé pendant un ans environ ne donne aucune indication de suage d’huile. Quelques autres compositions ne se conservent pas aussi bien dans le temps, mais la majorité des formules de mélange pour disques lubrifiants sont très performante pour une utilisation dans une durée de temps raisonnable et sous des conditions de température de stockage raisonnables.
En plus des formulations données ci-dessus pour la fabrication maison de disques lubrifiants au graphite, la Industrial Products Co, P.O. Box 14, Wakefield, Mass.., fournit aux rechargeurs un ruban graphité spécialement préparé pour faire des bourres, qui semble donner d’excellentes performances. La composition de Donaldson, sans la résine, y est donnée comme formule standard.
Cette question de la bourre de graisse a donné lieu à de nombreuses expérimentations. En les faisant, j’ai obtenu la coopération de W.A. Lamb de la Industrial Products Co, qui prépare de nombreuses compositions pour des travaux expérimentaux. Les essais étaient conduits sous divers conditions, et le MTI demanda à coopérer en réfrigérant certaines bourres de graisse pour déterminer l’effet du froids dessus. Ces expérimentations sont encore en cours au moment de l’écriture de ce livre. Il était suggéré, quand un tireur expliquait que, depuis qu’il a eu la joie d’obtenir d’excellents résultats avec des bourres grasses avec son fusil à cibles, il pourrait vouloir recharger ses munitions de chasse de la même façon, mais qu’il avait des doutes à cause des températures qui tombaient souvent 15 degrès sous la glace sur ses territoires de chasse.
Plusieurs des formulations de bourres grasses les plus pratiques d’après nous contiennent du graphite colloïdale. Le graphite colloïdale, plus fin que celui en poudre ou en poussière, est plus enclin à pénétrer dans les pores du métal des canons. Sous les pressions développées pendant le tir, il bouche ces pores et réduit grandement l’usure des canons. La bourre maintenant vendu par la Industrial Products est nommée «Sharpe Colloidale N°2 », et sa formule est de 4 grammes de Oildag [suspension de graphite colloïdale dans un liquide pour faciliter sa manipulation], 2 grammes d’huile de ricin, 4 grammes de cire d’abeilles, 12 grammes de cire du japon, et un gramme de pétrolatum [vaseline]. Remarquez l’absence de résine. Cette bourre est excellente pour l’hiver comme pour l’été, bien que pour des étés extrêmement chaud la quantité de cire d’abeille [passage de la page 85 à la page 86] doit être montée à environ 7 grammes.

Les bourres et l‘érosion Dans le N0 d‘avril 1937 de « The americana rifleman« , mon bon ami, Elmer Keith, a publié un excellent article sur la recherche expérimental avec un calibre .25 Magnum, parfois appelé le .25 O‘Neil Magnum. Elmer rend compte d‘une grande partie de ses recherches expérimentales dans ces lignes, en particulier sur la durée des canons.
[légende de la photo page 86: Un très pratique re calibreur de balles pour celui qui ne veut pas avoir à prendre soin d’un outillage coûteux. Le projectile est lubrifié au préalable par un procédé similaire au trempage, placé au sommet du re calibreur sir sa base, puis passé à travers avec le plongeur.]

Dans ses excellentes données, Keith indique qu’un canon utilisé sans aucune bourre grasse a une durée de vie d’environ 700 coups et conserve une bonne précision, tandis qu’un autre cessa d’être froid à 250 coups, avec utilisation exclusives de bourres grasses au graphite. Du poin,t de vu de l’auteur, cependant, la réponse à la durée de vie de ses canons est contenue dans le paragraphe précédent de son article, dans lequel il constate: « J’ai tant entendu parlé des bourres grasses au graphite type Donaldson et j’ai eu de tels succès remarquables avec eux dans mon fusil à canon lourd .22/4000 Schmitt, que j’ai décidé de les utiliser tout le temps… ». Le type Donaldson, comme dit plus haut, contient de la résine. La résine est abrasive, un ingrédient produisant de la friction, et n’est absolument pas à sa place à l’intérieur du canon d’un fusil. Sous les horriblement hautes températures de la chambre durant la combustion de la poudre, la résine devient dure, cassante et abrasive, et est comme une rafale de poudre de verre soufflée dans le canon. Naturellement, cela produit de l’érosion. Ce qui indique clairement que la résine réduira la vie d’un canon quand on en met dans les bourres.
Quelle est au juste l’utilité de la résine dans les bourres?
Au cours de deux visites au cours des ans, j’ai passé beaucoup de temps à discuter de cela avec mon bon ami, Donaldson, qui essayait de me convaincre de la valeur de la résine. Il insistait qu’elle permettait à la bourre de graisse de se maintenir mieux dans le collet de l’étui [je suppose qu’il parle des rechargements à la PSF où il y a souvent un vide plus ou moins important entre la poudre et le projectile. Donc une bourre de graisse est susceptible de tomber dans la poudre avec ce vide en dessous]. Ayant utilisé environ vingt différentes compositions de bourres grasses à cette époque, je trouvais que la majorité d’entre elles, si elles étaient faîtes correctement, restaient parfaitement en place dans le collet de l’étui. Et ne donnaient aucun problèmes, et que cette caractéristique [adhérer aux parois du collet de l’étui] est tout aussi fiable quand on ne met pas de résine.
La caractéristique la plus intéressante de l’utilisation des bourres grasses est l’augmentation de la vie du canon, et une bourre parfaitement fabriquée y arrive parfaitement. Avant que le .220 Swift apparaisse sur le marché, mais dès que les dimensions des chambres furent standardisées, j’ai eu mon ami J.B. Sweany, de Winters, Californie, qui conduisit un travail spécial utilisant un canon lourd Winchester monté sur un mécanisme Springfield neuf. Cette arme d’essai particulière a été utilisée continuellement avec toutes sortes de chargements, et a à présent vu au moins 3000 tirs. Il continue à faire des groupements de un pouce [2,35 cm environ] à 100 yards [90 mètres environ], et bien qu’il soit possible que le canon soit érodé, cela ne se voit pas à l’œil nu. Approximativement 500 cartouches de fabricants de munitions ont été tirés dans ce canon, le restant étant des cartouches rechargées et toutes rechargées avec une bourre grasse.
L’importante particularité des bourres grasses utilisées par l’auteur est que c’est la composition au graphite colloïdale fabriquée comme mentionné plus haut qui est utilisée. Les bourres au graphite colloïdale, comme fabriquées par M Lamb, ne contiennent ni résine, ni aucun ingrédient abrasif. Bien que la poudre de graphite puisse devenir abrasive sous l’action de la chaleur, le graphite colloïdale ne le peut pas, et comme il est chargé électriquement au moment de sa fabrication, il ne peut pas coaguler ni produire des protubérances, même après de longues périodes de stockage dans sa solution d’origine. Les particules de graphite colloïdales sont suffisement fines pour passer à travers les filtres en papier. Plus encore, elles peuvent pénétrer dans les pores de l’acier et donner plus ou moins de protection à l’intérieur du canon.
Cet bourre grasse a un coût mais à peine plus élevé que la composition standard et vaut, du point de vue de l’auteur, largement ce supplément de prix. Il serait extrêmement intéressant que Keith conduise un autre essaie de durée de vie de canon en utilisant ces cartouches à super haute vitesse O’Neil Magnum [passage de la page 87 à la page 88] avec exclusivement des bourres au graphite colloïdale. S’il veut bien le faire, l’auteur sera heureux de lui fournir les ingrédients nécessaires pour les bourres de ce travail expérimental. Il y a beaucoup de choses que nous ignorons sur l’érosion des canons et les bourres grasses; et c’est un fait, qu’il y a encore plus à étudier sur la balistique intérieur et extérieur actuellement. Cette génération ne verra jamais le résultat de toutes ces études.
GMCCCKW352
 
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Re: Traduction du guide complet de rechargement Sharpe

Messagepar GMCCCKW352 » 02 Nov 2019 15:37

La méthode de la bouteille. L’auteur est le débiteur de R.R. Sherman de McLean, Va., pour ses informations concernant sa mise au point d’une méthode de fabrication de plaques de cire pour les bourres grasses au moyen de la méthode des bouteilles, et par une manière qui fait qu’il est possible de façon rentable de les produire en grande quantité pour en faire commerce. J’ai demandé à M Sherman de décrire son système pour produire ces plaques, et sa réponse est suffisement instructive pour être notée.[et adaptées pour d’autres compositions de bourres]
« Fondez toute les cires, suifs et résines ensemble », il écrivit. « Quand tout a fondu, ajoutez et mélangez avec du graphite. Quand tout est mélangé, mettez à refroidir tout en continuant régulièrement à mélanger. Plus le mélange est refroidit proche du point de congélation, plus facile est sa manipulation ainsi que la fabrication des plaques. C’est le truc N°1: Je laisse refroidir jusqu’à ce que le mélange commence à durcir au niveau des parois du récipient (une légère chaleur seulement suffit à le ramener à l’état liquide, en plaçant le récipient dans de l’eau tiède ou chaude pour maintenir assez de température).Je continue à remuer le mélange pendant la fabrication des plaques pour éviter la séparation du graphite; il se maintient heureusement facilement en suspension.
Truc N°2. Je remplit mes bouteilles ou bocaux avec de l’eau à laquelle j’ajoute de la glace pilée au dernier moment pour garder eau et bouteilles les plus frais possible le plus longtemps possible sans avoir à changer l’eau. Bien sûre, il faut les fermer pour éviter toute fuite d’eau. J’utilise des bocaux à liqueur d’un demi gallon [environ 2 L], comme il y en a beaucoup ici, Elles ont 4 côtés [je suppose que ça veut dire que ce sont des bocaux à section carré ou rectangulaire comme certaines bouteilles de Wisky, et non circulaire] et font d’excellentes plaques. Utiliser ces bocaux évite d’avoir à réchauffer les plaques faites avec une bouteille pour les aplatir. Bien nettoyer l’extérieur des bouteilles ou bocaux avec un chiffon trempé dans du pétrole (de l’essence va aussi). Cela nettoie le verre parfaitement, et l’eau peut adhérer et rester facilement sur le verre. En attendant de les utiliser, je les mets dans un récipient plein d’eau froide pour qu’elles ne se salissent pas. Juste avant de les plonger dans le mélange fondu, je les humidifie complètement avec un linge très humide, avec de l’eau. Il vaut mieux les humidifier que les huiler. Ca marche mieux d’un bon mille, voir plus.
Plongez le bocaux dans la masse fondue, l’y laisser une ou deux secondes, puis le sortir et laisser le surplus de mélange fondu s’égoutter. (vous remarquerez que la cire semble se désécher), puis replonger encore le bocal, et ainsi de suite jusqu‘à obtenir l‘épaisseur de plaque désirée. Plus la bouteille est froide, plus vous laissez refroidire le mélange sur la bouteille entre chaque bain, plus vous obtiendrez un revêtement cireux épais du bocal à chaque bain, et moins vous aurez à faire de bains pour obtenir l‘épaisseur souhaitée; ce qui fait que l‘eau dans la bouteille restera froide plus longtemps. Une fois qu’elle a été assez plongée pour obtenir l’épaisseur désirée, enlever le surplus du fond du bocaux avec une baguette tranchante en bois, puis entaillez sur toute la hauteur le dépôt, puis posez le bocal dans l’eau ou sur une feuille de papier cirée pour que le dépôt finisse de refroidir. Après quelques minutes je reprends la bouteille, et presque toujours le dépôt de cire se détache de la bouteille. (Faire ces entailles contre la tendance de la cire à se fissurer lors de sa contraction pendant le refroidissement; car les fissures, comme toute chose, arrivent quand vous ne les voulez surtout pas et nécessiteront ébardage et travail supplémentaire.)

[traduction de la légende de la photo page 87: le plus rapide des graisseurs/re calibreurs de balles du marché, le Star, conçut en 1934. Le levier de manœuvre A force le projectile dans la matrice B prête à recevoir le lubrifiant. Le levier, au point marqué A [sur la photo] entre en contact avec un plongeur au sommet du cylindre, ce qui entraîne le bars du bélier graisseur, maintenu en arrière par un ressort, à forcer la graisse dans les gorges du projectile tant qu‘il est dans la matrice. Le cylindre principal C est gardé plein de graisses et le plongeur est serré avec une visse située sur le couvercle tous les 100 projectiles.]

Je mouilles alors encore le bocaux et le replonge dans le mélange fondu. Si [passage de la page 87 à la page 88] la cire adhère en quelque endroit de la bouteille - ce qui arrive souvent - faites courir une lame de couteaux sous les plaques, et décollez-là, puis essuyez bien le bocal avec un linge imbibé de pétrole, puis veillez à toujours bien remouiller vos bouteilles avant chaque nouvelle formation de dépôts de cire. Toute eau restant sur les plaques peut facilement être essuyée. Ebardez les plaques à la demande, et mettre les chutes et surplus du mélange solidifié à refondre. J’utilise pour les stocker une boîte un peu plus grande que la bouteille ou le bocal qui m’a servit à faire les plaques, et pour les bocaux d’un demi gallon [ 2L], j’utilise un seau à huître d’un gallon [ 4 litres]; pour de petites bouteilles j’utilise une boite de tomates. Je fais souvent jusqu’à 3 à 5 livres [1,5 à 2,5 kg à la louche] de plaques en une heure - si je ne suis pas téméraire et ne m’impatiente pas; alors je mets les choses à réchauffer quand j’ai tout mouillé. Si le mélange adhère [sur le bocal], c’est que les bocaux ne sont pas assez propres, ou qu’ils n’ont pas été mouillés complètement, ou pas avec de l’eau. »

[légende de la photo page 88: Outils fait maison à matricer et recalibrer les projectiles, fait par A.J. Weinig de Golden, Colorado, à partir d’un re calibreur de projectile Bel ding & Mull. Le côté de la matrice est échancré pour faciliter l’insertion des projectiles. Cet outil peut recalibrer les projectiles à chemise métallique facilement.]
Un excellent lubrifiant à projectile facile à faire et utiliser par les tireurs d’antan consiste en trois parts (volume) de cire d’abeille pour deux parts d’huile lourde pour cylindres [huile moteur épaisse, quoi]. Comme les autres mélanges contenant de l’huile minérale, ce mélange dort être mélangé et remué jusqu’à ce que les ingrédients soient entièrement mêlés. Il doit être utilisé dans les jours qui suivent et les cartouches rechargées avec doivent être tirées rapidement. Après quelques semaines de stockage, l’huile suera de la cire et coulera sur la poudre, voir l’amorce, qu’elle tuera [personnellement, je remplacerais cette huile minérale par de l’huile de ricin pour éviter ces problèmes de suage de l’huile avec le temps]. Ce mélange était populaire auprès des tireurs qui utilisaient leurs projectiles lubrifiés pour le rechargement sur le pas de tir ou le siégeage direct du projectile dans la chambre du fusil. Pour les cartouches préparées à l’avance, il marche au mieux quand les cartouches sont tirées promptement après le rechargement. Si vous garder à la main un morceau de ce lubrifiant - ou de tout autre lubrifiant contenant de l’huile - , refondez-le et remélangez-le s’il présente la plus petite tendance à suer. D’autres formules qui ont été recommandées par le passé incluent du suif de bœuf avec assez de vaseline pour le ramollir. Soyez certain que votre suif ne contient pas de sel. Ne conservez pas longtemps les cartouches ainsi rechargées car les graisses animales pourrissent…La vaseline avec assez de paraffine pour la durcir était recommandée dans les années 1900 dans le manuel de rechargement Ideal. Une autre mixture pour utilisation immédiate: cire du japon avec de l’huile de baleine pour la ramollire. C’était recommandé et utilisé il y a plus de quarante ans [mais là aussi, l’huile de baleine finit par pourrir, je suppose…]. Ca fait des années que l’auteur n’a plus utilisé cette mixture, mais elle marchait très bien. L’huile de baleine reste mieux mélangée à la cire que les huiles minérales [prenez de l’huile de ricjn!].
[]
Saisonnalité des lubrifiants.
Un point très important est de voir si votre lubrifiant est « saisoneable » [je ne suis pa s sûre s’il faut comprendre adaptable à la saison ou adapté à la saison]. Vous ne mettez pas la même huile dans votre voiture suivant ue vous êtes en été ou en hiver[je rappelles que ce livre date… visiblement d’avant l’invention, ou du moins la généralisation des huiles multigrades] - faîtes de même pour le lubrifiant de vos projectiles. Une mixture parfaite pour l’été sera peut-être trop dure en hiver, échouant à lubrifier correctement le canon, et donnant des problèmes de fragmentation, d’écaillage et d’émiettement pendant le stockage. Il n’y a rien de plus décourageant que prendre pour recharger une boîte de projectile joliement calibrés et lubrifiés, et découvrir que le lubrifiant s’est fragmenté et a quitté par endroit les gorges de graissage, ce qui nécessite de refaire la lubrification. Cela arrive souvent. L’émiettage du lubrifiants peuvent signifier que, peu importe la délicatesse avec laquelle vous manipulerez ces projectiles, une partie du lubrifiant en tombera quand vous les siègerez, ce qui fait que quelques gorges de graissages seront sans lubrifiants. Mais aussi qu’une partie de ce lubrifiant tombé au siégeaege s’entassera dans le siégeur de balles de l’outil de chargement, modifiant la valeur d’enfoncement du projectile. Un certain recharger, après avoir assemblé quelques 150 cartouches pour son .38 spécial, a découvert que la graisse s’était tellement entassé dans son siégeur de balle que sa dernière cinquantaine de projectiles a été siégée 3/32 de pouces [2,4 mm si je n’ai pas fait d’erreurs] que les premières cartouches.
Si vous tombez sur ce problème d’émiettement du lubrifiant, la solution n’est pas de relubrifier les projectiles tels qu(les, mais de commencer par en ôter tout le lubrifiant présent. De l’essence et un chiffon peuvent faire le travail si il y en a peu mais c’est lent et assommant. Le meilleur moyen est de mettre tout le lot de projectile [pour les novices en tir: pour avoir de la précision, un lot de cartouche doit être chargé/rechargé de façon la plus homogène possible. Donc, les projectiles d’un même lot doivent être lubrifiés de la façon la plus identique possible. Donc, si seule une partie a son lubrifiant d’émietté, soit on en fait deux lots séparés (l’intact et l’émietté qui sera alors seul dégraissé), que l’on réservera à deux rechargements différents, soit on les dégraisse tous] dans de l’eau et de faire bouillir le tout plusieurs minutes. Cela fondra la graisse, qui viendra flotter à la surface [n’oubliez pas de dégraisser la surface de l’eau avant d’en sortir les projectiles, sinon vous allez les salir avec la vieille graisse]. Si la quantité de lubrifiant qui vient flotter à la surface est assez conséquente, on peut la récupérer après refroidissement [ce qui fera figer la graisse à la surface, la rendant plus facile à récupérer), écrèment, en séchant la graisse récupérer avant de la refondre. Les projectiles sont alors sortis de l’eau, séchés puis lubrifier à nouveau.
Une des meilleurs cires de base pour faire des lubrifiants à projectile est l’ozocérite, une cire minérale provenant de Sibérie. Bien que je n’en ai pas la composition, il est probable qu’elle est la base du lubrifiant Ideal. L’ozocérite est un produit bon marché largement utilisé par les [passage de la page 88 à la page 89] électrolyses industrielles. [je passe sur les détails de l’utilisation dans l’électroylse, je ne suis pas sûre de bien en comprendre tous les termes…] Si vous avez un fournisseurs en galvanisation près de chez vous, vous pouvez facilement y acheter cette cire [l’ozocérite] dont vous pouvez avoir besoin pour faire vos lubrifiants. Cette substance rigide peut être noire, gris-verte ou gris-jaune, selon la source d’approvisionnement. Cependant, dans l’industrie galvanique, l’ingrédient fournit est généralement noir. Il peut être amollit pour être utilisable en mélangeant de la cire d’abeille, de la graisse multi-usage, de la vaseline, ou tout autre huiles ou graisses.
La lubrification offre une excellente opportunité pour expérimenter. Des mélanges inconnues peuvent être préparés en petites quantités. Des mélanges assortis peuvent être faits, et l’addition d’ingrédients pouvant éclaircir ou épaissir le mélange est bien sûre possible. J’ai rendu visite à un tireur l’été dernier et l’ai interrogé sur ses lubrifiants. Il m’a montré le lubrifiant le plus proche de la perfection que j’ai jamais vu. Quand je l’ai interrogé sur sa composition, il m’a répondu en souriant:
« Et bien, j’ai essayé à peu près tous les mélanges dont je n’ai jamais entendu parlé, et ai assemblé avec des lots de toutes tailles. Il y a quatre ans, je voulais lubrifier quelques projectiles, et je n’avais sous la main aucun lubrifiant satisfaisant, aussi j’ai mélangés tous mes fonds de pots ensemble et ait ainsi obtenu quelques 5 à 6 livres [2 à 3 kg] de lubrifiant. C’est le meilleur lubrifiant que je n’ai jamais essayé. Aucun emplombage dans les canon, même avec des chargements qui avant me posaient des problèmes; meilleur précision qu’avant, et facile à manipuler. Il m’en reste deux livres [900 g environ], et je en sais pas comment en refaire."
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